Histoire


Les Chemins de Fer du Beaujolais (CFB) ligne d'intérêt local

Le Tacot

L’histoire houleuse du « Tacot » commence par la promulgation de la loi Migneret, en 1865, concernant les chemins de fer d’intérêt local. En 1866, le projet de construction de la ligne joignant Villefranche à Tarare est rapidement abandonné, puis repris en 1879, laissé de côté en 1884 pour être enfin remis au goût du jour en 1891 sous la pression du Dr Lassalle, maire de Villefranche et conseiller général. Ce n’est qu’en 1896 que cette ligne est déclarée d’utilité publique. Elle pâtit ensuite de diverses querelles de tracé et d’implantation des stations et des haltes.
Ce n’est pas sans mal que la ligne locale obtient l’autorisation de traverser à niveau, à Légny, la nouvelle ligne PLM de Lozanne à Paray-le-Monial et l’on doit subir encore des retards de mise en service.

Enfin, le 1er avril 1901 la première section fut mise en exploitation et permettait de se rendre de Villefranche au Bois d’Oingt à une vitesse telle que ce tortillard fut surnommé « le tacot ».
Les premières années d’exploitation sont marquées par le mécontentement de la population et des officiels.

Les incidents et accidents se multiplient : retards, rencontres entre train et voitures aux passages à niveau, déraillements, impolitesse et grossièreté du personnel (!), bruit du sifflet des locomotives, service de marchandises défaillant et manque de wagons. Les voyageurs se plaignaient de l’inconfort des sièges, du froid l’hiver et du cahotement, dû à l’empattement réduit des essieux, qui donnait mal au cœur.

Jusqu’en 1919 l’exploitation des CFB était bénéficiaire, sauf en 1914 car le service fut réduit en raison de pénurie de combustible. 1920 vit le début du déficit et des grèves dures soulèvement le personnel. Les concessionnaires revendirent les lignes au Département.
Peu à peu un service d’autobus se substitua aux lignes les moins fréquentées. Ne restaient que deux aller-retour quotidiens Villefranche-Tarare en 1930.
Le dernier train roula entre Villefranche et Tarare en juillet 1934.
Après la fermeture du réseau, les neuf locomotives de la société furent cédées au « Chemin de Fer de Djibouti à Addis-Abeba », en 1935, mais elles ne parvinrent jamais à destination, le cargo qui les transportait ayant été coulé lors du conflit qui opposait alors l’Éthiopie à l’Italie.

L'église

Prix du patrimoine 1995 du Conseil général du Rhône pour sa restauration.

L’ancienne église

Il y a très longtemps que Légny possède une église, mais elle ne s’est pas toujours située à l’emplacement actuel. A l’origine, elle aurait été érigée sur la place du Bourg. La plus ancienne mention de sa présence date de 919 et elle n’était alors qu’une annexe de celle du Bois d’Oingt. Son existence est attestée dans le cartulaire de Savigny.
eglise dessin
La seule représentation que nous en ayons est ce dessin sur une carte du village. Si elle paraît petite et simple, son clocher n’en possédait pas moins de quatre cloches. Elle a été entièrement détruite et seules restent peut-être les magnifiques stalles qui font de nos jours partie du patrimoine elginois.

Une visite pastorale de Monseigneur Jean de Talaru, en 1378, révèle que l’on n’a rien à reprocher à la paroisse. Il en est toujours ainsi au moment de la Révolution de 1789, mais elle subit le contrecoup de la politique de déchristianisation qui caractérise la période 1792-1801. L’état civil, jusqu’alors confié aux paroisses, devient l’affaire des communes. La population voit l’adoption du calendrier révolutionnaire avec de nouveaux noms pour les mois et les jours et la disparition des saints. L’église de Légny se voit contrainte de se dépouiller de ses meubles et effets sacerdotaux divers au profit de l’administration du district de Villefranche.

Ce n’est qu’en 1803 que le lieu de culte est rendu à ses pratiquants, mais, entre-temps, le presbytère a été vendu à des particuliers. On s’entendra donc avec les acheteurs pour le récupérer. La commune se bat alors pour obtenir un desservant définitif et l’indépendance par rapport au Bois d’Oingt. Les arguments avancés sont le grand éloignement de la plupart des habitations de notre commune du Bois d’Oingt, « l’immoralité qui pourrait naître de la privation des exercices du culte catholique » et « l’ignorance où la jeunesse serait plongée faute d’instruction religieuse, laquelle ignorance conduit toujours à la destruction des mœurs ».
Un procès verbal daté de 1657 signale que l’église est sous le patronage de Saint Etienne.

La nouvelle église

L’ancienne église a sans doute fini par se délabrer au point qu’il devint nécessaire d’en reconstruire une. C’est en 1855 que le conseil municipal en prend la décision. Les travaux s’achèveront en 1866.
Cent trente ans plus tard, le conseil examina de nouveau le « dossier église ». En effet, le temps avait dégradé la toiture provoquant des infiltrations sur la voûte, l’installation électrique était obsolète, la sonorisation déficiente, le chauffage au fuel peu efficace, la peinture mangée par l’humidité. Les moyens limités de la commune et la constatation d’une fréquentation en baisse auraient pu faire pencher pour l’abandon de cet édifice. Mais a été prise en compte l’importance de conserver et de réhabiliter un bâtiment qui demeure un point de référence dans le paysage et pour la vitalité d’un village.
En effet, Légny avait, au cours des ans, vu décliner sa population, entraînant la fermeture des commerces (encore au nombre de 23 dans l’entre-deux-guerres). En 1976, on envisagea même la fermeture de l’école ce qui signifiait la mort presque inéluctable de la petite commune.
Le conseil, sollicité par son maire, refusa donc cette fatalité et décida la restauration de l’église.
Celle-ci remise à neuf, l’on pouvait célébrer enfin l’office de Noël pour la première fois depuis vingt ans.
La commune se vit récompensée de ses efforts par le premier prix du patrimoine du conseil général du Rhône en 1995.
L’année suivante, un éclairage extérieur fut installé mettant en valeur l’édifice et le rendant visible de très loin la nuit.

Les Conscrits

En 1850, la conscription (l’enrôlement dans l’armée) s’effectuait par tirage au sort d’un numéro, en mairie. C’est l’importance du nombre obtenu qui décidait qui devait se préparer à partir.

Et le service militaire pouvait durer de nombreuses années !
Les plus malins (ou les plus fortunés) trinquaient sans limite avec d’autres en essayant eux-mêmes de rester lucides. Cela leur permettait ensuite de « troquer » leur place et d’obtenir une signature de remplacement pour le grand voyage, quelquefois sans retour.

Quelle moralité !

Un jour de tirage au sort, un jeune homme qui ne manquait pas d’humour, décida de se présenter à la mairie en habit noir et chapeau haut de forme orné d’un ruban vert, couleur de l’espérance. Cette curieuse et amusante initiative fut tout naturellement reprise les années suivantes.

C’est ainsi que se créa pour chaque décennie l’association interclasses, regroupant tous ceux qui le souhaitent, de toutes les générations, nés dans une année se terminant par le même chiffre que l’année en cours.

Aujourd’hui la fête se poursuit toujours dans la très bonne humeur, mais heureusement, l’objectif n’est plus d’offrir un billet pour les grandes vacances, mais de favoriser ou de conforter les liens amicaux entre des générations différentes qui ont tant de choses à s’apporter mutuellement.

Si vous avez du courage, ci-après l’histoire plus précise et plus complète :

La fête des conscrits va au delà du folklore, c’est la renaissance de tous les souvenirs, mais aussi la fête de l’amitié et de la solidarité entre les générations.

Un simple petit numéro :
Sous le second empire, deux jeunes gens natifs de Villefranche, qui s’en allaient tirer au sort, se présentaient devant les autorités militaires en habit noir et en gibus avec un ruban vert, couleur de l’espérance, pour solenniser l’évènement, ou pour le brocarder. L’année suivante tous les garçons de vingt ans qui devaient accomplir cette formalité adoptèrent la même tenue.

Un peu plus tard, sous la troisième république, les hommes de quarante ans s’associèrent à eux pour célébrer l’anniversaire de leur propre tirage et des autres.

Explication du tirage du sort : en 1798, la loi Jourdan institua la conscription qui imposait à tous les hommes le tirage pour le conseil de révision et éventuellement le service militaire.

Au début de l’année, dans toutes les villes de France, les garçons d’une même classe d’âge, se voyaient fixer leur destin par un simple numéro puisé dans une frangée de tricolore. Que le choix fût heureux et le jeune homme était libéré de toute obligation militaire, que la main fût malchanceuse et il partait pour sept ans, du moins jusqu’à la fin du second empire.

N’est-ce pas un terrible loto qui pouvait rapporter gros ?

A cette époque s’ajoutait  à l’injustice du hasard l’inégalité sociale. La loi permettait à ceux qui en avaient la possibilité de payer un remplaçant. Les riches avaient communément recours à ce moyen. Pour les autres, les compagnies d’assurance offraient des garanties aux pères de famille qui fournissaient un remplaçant à leur fils malheureux.

Les gros boutiquiers et les paysans aisés, n’hésitaient pas à acquitter des traites annuelles très élevées pour se prémunir contre le risque du tirage au sort pour leur garçons.

Il en allait différemment dans le milieu ouvrier, les garçons avaient peu de chance d’échapper aux tristes rigueurs de l’arrêté.

Napoléon Bonaparte négligea d’abroger la loi Jourdan après la paix d’Amiens et il prit ensuite l’habitude d’y recourir pour compléter les effectifs de la Grande Armée.

La loi Jourdan fut abolie par le roi Louis XVIII après la chute de l’Empire, au grand soulagement de l’opinion.

Quand la loi de 1872, au début de la troisième république, décréta l’obligation du service militaire, le tirage au sort départageait toujours les futurs soldats. Le tirage au sort persista, encore, même après le vote de la loi de 1889, qui fixait uniformément la durée de l’incorporation à trois ans et supprimait les exemptions pour tous. En fait, le tirage au sort avait plutôt une valeur symbolique. Enfin, la loi du 21 mars 1905 abolit cette loi de 1889 en même temps qu’elle réduisait l’obligation militaire à deux ans.

En 1905, l’évènement était capital dans la vie d’un homme, le tirage au sort avait lieu en séance publique, dans le chef-lieu de canton, devant le sous-préfet assisté des maires de communes.

Les premiers numéros (les plus mauvais) étaient attribués d’office aux jeunes gens n’étant pas inscrits sur le tableau de recensement ou par suite de fraudes ou de négligences non excusées. Comme pour les élections d’aujourd’hui,  après que les élus aient  compté les numéros et s’étaient  assuré que leur nombre correspondait bien à celui des appelés, le  sous-préfet les déposait dans l’urne.

En cas d’absence motivée, chaque garçon pouvait se faire représenter par un membre de sa famille ou le maire de la commune. Il importe de noter que cette formalité ne concernait que les jeunes hommes qui avaient vingt ans dans l’année. Un numéro, un simple numéro décidait ainsi de sept ans de la vie d’un homme. Au petit matin, chacun était encore en droit d’espérer, à midi tout était consommé ; à la joie des uns répondait la tristesse des autres. ceux-ci en tout cas étaient exclus de la fête, certains n’auraient guère eu le coeur à l’ouvrage.

Voilà pourquoi les conscrits qui tenaient tant à célébrer publiquement leur entrée dans le monde des adultes avaient pris l’habitude de se réunir le dimanche qui précède le tirage au sort, comme pour conjurer le sort du lendemain.

Ce jour là, ils pouvaient une dernière fois se sentir égaux, surtout ils avaient le même âge et le destin ne les avaient pas encore séparés.

Tous logés à la même enseigne, impatients de connaître la décision de la fortune, à la fois remplis d’espoir et d’appréhension, cette peur qui leur tiraillait le ventre, il fallait bien la vaincre, en chantant, en buvant, en dansant toute la nuit.

A cette occasion, lors du banquet, les hommes revêtaient l’habit de cérémonie, complet noir et haut de forme, qu’on ne ressortait pas avant son mariage ou le baptême du premier-né.

Il ne faut pas chercher plus loin l’origine de la tenue du conscrit

Les garçons de 1850 – on peut l’imaginer après une nuit blanche – se  rendaient au tirage au sort, sans avoir changé de costume.

Certaines personnes se rappelèrent qu’autrefois, les jeunes soldats arrivaient à la caserne en blouse bleue, soit de leur ferme soit de leur atelier. On disait  « Tiens, voilà les conscrits »,  au sens de « Voilà les bleus, voilà la bleusaille ».

Le blason original

Le blason

« D’or, diapré de gueules à la jumelle en bande de sable »

  • D’or : Le fond est un champ d’or (couleur ocre), couleur représentative du pays des Pierres Dorées
  • Diapré de gueules (rouge) : représente les cultures dont principalement la vigne
  • La jumelle en bande de sable : (deux traits parallèles) représentant les voies et la route de la vallée d’Azergues

En langage héraldique, la couleur jaune se dit OR, le blanc est ARGENT, le rouge s’appelle GUEULES.
Citons aussi l’AZUR pour bleu, SABLE pour noir, SINOBLE pour vert etc.

Ce blason, homologué par le Conseil Départemental d’Héraldique prend ses sources dans la situation, l’histoire et les activités de Légny.

Il est issu du projet réalisé par Jean MIRIO en 1992 (ci-contre), repris en 2006
par Michel DHELIN qui lui donna sa forme actuelle (illustration ci-dessus).

L’héraldique

est la science du blason, c’est-à-dire l’étude des armoiries (ou armes). C’est aussi un champ d’expression artistique, un élément du droit médiéval et du droit d’ancien régime. Plus récemment, elle a été admise parmi les sciences annexes de l’histoire au même titre que la sigillographie, la vexillologie, la diplomatique… L’héraldique s’est développée au Moyen Âge dans toute l’Europe comme un système cohérent d’identification non seulement des personnes, mais aussi en partie des lignées (le blason pouvant être transmis par héritage en traduisant le degré de parenté) et des collectivités humaines, ce qui en fait un système emblématique unique en un temps où la reconnaissance et l’identification passaient rarement par l’écrit. Apparue au XIIe siècle au sein des membres de l’aristocratie, elle s’est rapidement diffusée dans l’ensemble de la société occidentale : femmes, clercs, paysans, bourgeois, communautés… Par la suite, on s’en est également servi pour représenter des villes, des régions, des pays, des corporations de métiers.

Blason

est un mot d’origine obscure, qui vient peut-être de blâsjan (torche enflammée, gloire). «Blasonner» signifie décrire des armoiries suivant les règles de la science héraldique. Au sens strict, le blason est donc un énoncé, qui peut être oral ou écrit. C’est la description des armoiries faite dans une langue technique, la langue héraldique. Le blasonnement est l’action qui consiste à décrire des armoiries (et donc à énoncer le blason qui est représenté). La science du blason est très ancienne, elle se fonda moins d’un siècle après que la mode des armoiries se soit établie au Moyen Âge. En escrime, les blasons (jaune, rouge, bleu…) sont des examens permettant de prouver un niveau technique acquis, d’arbitrer ou de participer à certaines compétitions. Certains sont également distribués après une victoire (en championnat de France notamment). Ils se concrétisent par une pièce de tissu (la couleur changeant suivant le niveau) à coudre ou scratcher sur l’épaule non armée.
définitions Héraldique et Blason : source Wikipédia
pour en savoir plus sur les blasons

Le blason original

Croix de 1516

Au croisement de la rue de l’église et de la route du Bois d’Oingt, on peut voir une croix datant du XVIe siècle parfaitement restaurée. Il n’en a pas été toujours ainsi, comme l’atteste la photo ci-contre.
En 1995, la commune, afin d’obtenir quelques fonds pour entreprendre les travaux de réhabilitation,  fit signer par un grand nombre d’habitants un livre de soutien dans le cadre de la campagne « Un patrimoine pour demain » lancée, chaque année, par Le Pèlerin magazine.
Cette initiative bénéficie du concours des Monuments Historiques et de l’Association Notre-Dame de la Source. Une aide de 1000 francs fut attribuée à la commune par cette dernière. La restauration fut effectuée en 1996 et dura trois mois. C’est le sculpteur sur pierre, M. Bourgeade de Jarnioux, qui s’en acquitta avec talent.

Cette croix est remarquable par son croisillon présentant le Christ d’un côté et, de l’autre, la Vierge tenant l’enfant Jésus. Remarquons également son fût. Jacques Baudoin, auteur de l’ouvrage « Les croix du Massif Central » (1) le décrit ainsi :

« … L’inscription de la croix de Légny rappelle tout à fait la manière originale et élégante des peintres de la Renaissance pour apposer leur signature. Gravée sur un écriteau suspendu aux écots du fût, elle livre, semble-t-il, le nom de son auteur :
« M(aistre) F PONCHON A FAIT CESTE LA(n) 1516 » ».

Le fût est supporté par une base octogonale bombée, elle-même posée sur un piédestal carré daté de 1763.
Il est orné de curieuses excroissances appelées écots, particularité peu courante dans notre région (sur un arbre, c’est ce qui reste lorsqu’on a coupé les branches).
Les écots symbolisent l’Arbre de vie. C’est la raison pour laquelle les croisillons sont souvent terminés par des feuillages.

(1) « Les croix du Massif Central » – Éditions Créer – 1989.

Les Tuileries

L’existence d’un important gisement d’argile au lieu-dit Les Terres Grasses, situé à la limite de la commune de Légny, a favorisé l’installation de plusieurs tuileries en bordure de la D 338, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Il y en aurait eu huit en activité autour de 1900 ; elles auraient toutes été fermées pendant la guerre de 1914-1918.

Les installations étaient artisanales : chaque patron possédait une maison d’habitation, un grand hangar pour la fabrication et le stockage des briques, des tuiles et des carreaux, et un four à charbon dépourvu de cheminée (la fumée s’échappait par une ouverture pratiquée dans la toiture).
Près du hangar était creusée une mare dans laquelle on puisait l’eau nécessaire au travail de l’argile.

Chaque tuilerie possédait son secteur d’extraction. Les terrains alentour, dépourvus de végétation, étaient creusés d’excavations qui, les jours de pluie, se transformaient en bourbiers.

Le transport des produits finis était effectué par des voituriers souvent venus de Tarare. En 1902, ils furent remplacés par le Tacot et c’est pour cette raison qu’une seconde gare, située à proximité des tuileries fut construite à Sarcey.

Lieux-dits

Carte de Cassini (XVIIIe siècle)

CarteCassiniLegnyB

Situation des principaux lieux-dits sur le plan général

Azergues

Une origine a été proposée précisant que la traduction de « Al zerga » voudrait dire « les eaux vertes ». Or, « azreg » signifie « bleu » et vert se dit en arabe « akhdar ».
Une autre explication a donc été donnée : du gaulois « Aza » (aujourd’hui Anse), bourg à un confluent. Pour Anse, confluent avec le Rhône, à comparer avec le confluent Azergues-Soanan.

Billy

Charmant hameau regroupant une trentaine de foyers, Billy n’a toujours pas trouvé d’explication à son appellation. On peut penser qu’il s’agit d’un toponyme relevant de la couche gallo-romaine, comme tout nom de lieu à terminaison en y – ey- ay dans nos régions.

Boistrolles

Le nom de ce lieu fut utilisé par le capitaine des milices de Saint-Domingue, Pierre Desportes (1724-1806), qui signe Desportes de Boistrolles ou Des Portes de Boistrolles. Il est le seul à se désigner sous ce nom. Peut-être voulait-il se distinguer de ses cousins Desportes de la Forest habitant à Saint Laurent d’Oingt.

Les Brosses

Ce nom désignait un endroit couvert de broussailles. La présence d’un article indique un terme récent.

Brossonat

le sens est voisin du lieu-dit précédent. Broussailles est fréquent comme nom de bois, de pièces de terre couvertes de broussailles.

Bruyères

Ce nom indique simplement un endroit où ce genre de végétation est abondant.

Champ de Roi

Cette expression indique un lieu non habité, un territoire soumis à un personnage portant un certain titre.

Charpenay

Nom qui vient du latin carpius, charme, et son dérivé Charpenay.

Chazel

Chazel était à l’origine une implantation rurale, puis une maison et un domaine. Il vient du latin casa.

Collonge

C’est l’un des toponymes les plus fréquents de France. Il signifie « maison » ou « colonie agraire » sur laquelle sera installé plus tard un colon, c’est-à-dire un fermier perpétuel et héréditaire attaché au sol.

Clos dessous

Ce nom désigne probablement une parcelle close, un enclos.

Les Côtes

même remarque que pour Les Brosses. La présence d’un article indique un terme récent.

Epinas

Ce peut être les restes d’un bois ou un buisson épineux selon les dialectes : ajonc, églantier, prunellier, ronce.

La Poyat

Ce nom vient du latin podium : lieu élevé, hauteur, montagne. Le mot, dérivé de podium, est fréquent dans le sud de la France, rare au nord. Le lieu-dit est situé à la cote 317 sur la croupe qui sépare le Soanan de l’Azergues.

Moulin La Blanche

A cet endroit existait un moulin au confluent de l’Azergues et du Nizy.

Nizy

c’est un nom gallo-romain.

Picardière

c’était probablement la propriété d’un Picard ou Piécard.

Pinodière

Deux explications s’opposent : bois de pins ou nom de propriété dérivé d’un nom propre.

Presle

ce nom désignait un pré.

Les Ponts Tarrets

C’était un lieu d’arrêt pour la malle-poste. D’ailleurs, le bâtiment qui abrita longtemps le restaurant Sarrazin possède à l’arrière de grands hangars – aujourd’hui transformés en habitations – dans lesquels les calèches et autres carrosses s’abritaient avec les chevaux sans doute.

Terre des Granges

Au Moyen Age, une grange était une exploitation agricole comprenant une maison, des terres et des herbages. Le mot, employé au pluriel, désignait un hameau.

Terres Grasses

Cette appellation peut signifier des terres fertiles ou argileuses.

Varina

Pour certains, il s’agirait de terrain sablonneux, pour d’autres ce serait un dérivé de Varenne, qui veut dire friche.

Les explications données ci-dessus ont pour origine les travaux de M. P. Alfonsi d’une part, et M. Paul Charrondière d’autre part (revue n° 18 de 2001 de la Société d’Histoire et d’Archéologie des Monts de Tarare.

Eliginois

Selon M. Jacques Gonnet, qui a mené une étude approfondie pour retrouver l’origine du nom des habitants de notre commune :

Les formes anciennes du nom de Légny sont Laigneu, Leigneu, Laineu, Lenya, Leygny.

Plusieurs suppositions s’en dégagent : la première est que les habitants de Légny auraient été des bergers vendant la laine de leurs moutons. Une autre étymologie fait penser aux Lénées, fêtes athéniennes en l’honneur de Bacchus, que l’on célébrait au temps des vendanges.
Selon M. Paul Charrondière, ( N° 18 de 2001 du bulletin de la Société d’Histoire et d’Archéologie des Monts de Tarare), Légny (Laniacus 1005) est, peut-être, formé sur la base prélatine lin, désignant un cours d’eau (qu’on retrouve dans Lignon), mais peut-être aussi issu du latin linéa (limite) ou du nom d’un romain : Lagnus.
Après des recherches approfondies, la municipalité proposa aux habitants de choisir par vote entre Léniens, Légnaciens et Elginois. C’est ce dernier nom qui fut plébiscité pour sa consonance plus agréable que les deux premiers.

LEYGNY, carte de Cassini (XVIIIe siècle)

CarteCassiniLegnyB